Vendéen mon Fils

Vendéen mon Fils
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Avant Propos et message de bienvenue ...

La politique en son sens le plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d'une société organisée et développée … au sens de Politeia, elle renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social … au sens de Politikè, ou d'art politique cela la fait se référer à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir … Bonjour (ou bonsoir, selon l’heure à laquelle vous arrivez chez nous), vous êtes bienvenu(e). Nous pensons – à priori – que la société, la vie en société, la place de l'homme dans la société, la politique, vous intéressent … et que, c’est pour cela que vous êtes venu(e). Avant de commencer, il vous faut connaître les principes fondateurs et savoir l'indispensable afin de se familiariser avec les règles du projet : référencement au Droit naturel, à la Doctrine sociale de l'Eglise et au Magistère de l'Eglise ... et respecter les droits d'auteurs. Vous pourrez commenter chaque article et apporter des compléments. Nous souhaitons cependant que quatre principes soient honorés : respect, passion, innovation et rigueur. Toutes celles et tous ceux qui souhaitent s'investir et se former sont chez eux dans cette Agora ! Toutes discussions sont accueillies pour autant qu’elles soient dignes et respectueuses ; elles doivent être signées. Nous vous remercions pour votre présence, votre lecture et votre contribution. p. s. - L'académie d'études civiques est sur facebook … AFIN QUE TOUTES ET TOUS CONNAISSENT NOS REFERENCEMENTS, NOUS LES PRIONS DE SE RENDRE SUR : http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html O Père, ô mon Dieu, délivrez, sauvez maintenant votre France. Préparez le cœur de vos enfants à la mission qu'ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations, pour l'Eglise tout entière. O Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent maintenant à votre appel, reconnaissant Votre voix, Votre commandement, Votre invitation à agir. Conduisez-les, ô mon Dieu, chacun à sa place et chacun à sa mission. Imposez-leur Vous-même tout ce que Vous voudrez de chacun d'eux et de tous. Que rien ne soit l'effet de leur propre choix mais uniquement de Votre unique volonté d'amour. Vierge immaculée, ne les laissez pas s'égarer ni se tromper. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Cœur immaculé de Marie, priez pour nous. Saints et saintes de France, intercédez pour nous. Ceci est la prière que Marthe Robin, mystique catholique française et fondatrice des Foyers de Charité, née le 13 mars 1902 à Chateauneuf-de-Galaure et y décédée le 6 février 1981, aimait à adresser à Dieu. Nous avons pensé bon de la faire figurer ici pour que chacun puisse à son tour la présenter à Dieu Père, Fils et Esprit Saint par l'intercession de Notre Mère la Très Sainte Vierge Marie.

mardi 12 avril 2011

Côte d’Ivoire

Laurent Gbagbo arrêté par les troupes de Ouattara, le 11 avril, après que les forces françaises aient investi le palais présidentiel, l’événement est considérable en lui-même et par les conséquences qu’il aura. Il convient bien sûr de rester prudent, car nous ignorons comment la situation évoluera. Mais on ne peut s’empêcher de poser d’ores et déjà quelques questions, ne serait-ce qu’en se référant aux jugements des personnes les mieux informées. Il y a évidemment une position simple qui consiste à prendre acte de la légitimité du président Ouattara, confirmée par la communauté internationale. Laurent Gbagbo se trouve alors coupable de rébellion à l’égard de l’autorité régulièrement instituée et il porte la seule responsabilité du conflit qui embrase son pays et aboutit à l’intervention de l’ONU et de la France.
Malheureusement, les choses ne sont pas aussi simples. Et il faut se méfier des analyses unilatérales où l’évidence du droit s’impose, avec la légitimité de la force pour l’appuyer. Car objectivement, la situation de la Côte d’Ivoire est une situation de guerre civile, avec l’opposition frontale de deux camps, qui disposent chacun d’un appui populaire. Si Gbagbo avait été un homme seul, comme Ben Ali en Tunisie, son départ n’aurait guère posé de problèmes. Dans le cas ivoirien, il apparaît évident que le pays est tragiquement déchiré et que la défaite d’un camp ne signifie nullement la fin des hostilités, et encore moins la réunification morale profonde d’un peuple. La France en procédant elle-même à la prise du palais présidentiel et en permettant aux forces de Ouattara de s’assurer de la personne de l’adversaire, a sans doute été bien au-delà de ce qu’elle envisageait et de ce qu’elle souhaitait.
Sans doute est-ce l’extrême tension qui régnait à Abidjan et le chaos de l’immense agglomération qui ont entraîné la décision. La résistance acharnée de Gbagbo et des siens ne pouvait être jugulée par l’autre camp. Mais cet aboutissement ne peut vraiment satisfaire personne. Il ne s’agit pas de victoire, car la véritable bataille reste à gagner, qui est celle de la paix et de la réconciliation d’un pays déchiré.
[par Gérard Leclerc, lundi 11 avril 2011, in France catholique]

Guerres françaises ...

Nicolas Sarkozy a engagé l’armée française sur de nombreux terrains extérieurs sans encourir trop de critiques. Il vient de franchir une nouvelle limite, avec la même « baraka ».
 
Dix mille militaires engagés dans des opérations extérieures, cela n’est pas rien. Une capacité maximale de trente mille pouvant être projetée pendant une durée d’un an était l’objectif fixé par le Livre Blanc de Défense et de Sécurité de 2008. Pour autant, le format général des armées est en réduction. La tension sur les effectifs et les équipements est donc forte. Mais ceci regarde l’instrument. Le débat en l’occurrence sur les engagements français à l’étranger n’est pas tant technique ou budgétaire que politique. Pourquoi, où, quand et comment intervenir  ? Les uns réclament une « doctrine » cohérente, prévisible et responsable, qu’ils estiment ne pas exister, les autres critiquent l’idéologie implicite et la dérive « impérialiste » du pouvoir élyséen.
Les ini­tia­tives françaises ont plutôt été bien accueillies par l’opinion française et internationale là où il y a une opinion libre. Les frappes initiales en Libye, la neutralisation des armes lourdes en Côte d’Ivoire, étaient des opérations limitées à leur objet — la protection des civils — et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu, respectivement 1973 (Libye) et 1975 (Côte d’Ivoire). Le président Sarkozy a été apprécié comme un chef des Armées qui décide, dans l’urgence, et l’armée française comme une force d’exécution fiable qui observe les règles internationales désormais très strictes et assorties de sanctions judiciaires. à Benghazi, malgré les bavures de l’aviation de l’Otan, les Français sont toujours choyés comme les premiers alliés. à Abidjan, depuis les morts de 2004, le sentiment antifrançais n’est pas si fort qu’on pour­rait penser. L’action décisive des militaires français pour l’arrestation du président Gbagbo le 11 avril s’est plutôt bien déroulée. Si elle avait eu lieu en 2002, le pays aurait gagné 9 ans. Une telle exfiltration annonce-t-elle une action du même type en Libye  ? Personne ne le souhaite pour l’instant.
Pourtant les situations ont bien des points communs. Les forces « rebelles » en Libye, pro-Ouattara en Côte d’Ivoire, sont faiblement constituées, improvisées, inorganisées. Ce n’est pas seulement la question de l’armement, mais l’encadrement, la discipline, la tactique, tout serait à reprendre. Hier, la coopération militaire française pouvait fournir des instructeurs, des conseillers, des forces spéciales. Il n’en est plus question. Encore moins, en principe, de force combattante, vite qualifiée par les Nations unies de force d’ « occupation » surtout si elle provient d’un seul pays.
Mais l’exemple afghan montre aussi les limites des « coalitions ». En Libye comme en Côte d’Ivoire, il est accepté par l’opinion française que, quelle que soit la couverture, Onu ou Otan, voire européenne, la France soit en première ligne car les intérêts nationaux sont bien perçus. Dans le cas de l’Afghanistan, plus éloigné, où l’intérêt est plus indirect, la participation à la Coalition est plus confusément vécue. Elle a besoin d’être justifiée en permanence, et spécialement à chaque décès au combat.
C’est pour éviter un tel enlisement que les autorités françaises ont forcé le destin en Côte d’Ivoire. Elles savent en effet que si nos forces devaient connaître des revers, si elles n’arrivaient pas à leurs fins, même implicites, et même sans tués, l’alternative serait rapidement entre l’abandon et l’escalade. C’est paradoxalement pour éviter cette dernière que l’arrestation de Gbagbo a été décidée. Un échec dans l’exécution aurait été catastrophique. C’est un succès qu’il faut maintenant gérer au mieux.
[par Yves La Marck, lundi 11 avril 2011, in France catholique]

Chrétiens, indignez-vous !

Tandis que les promoteurs de la culture de mort préfèrent user du dénigrement et de la manipulation plutôt que de l'argumentation rationnelle, les chrétiens revendiquent le droit à l'indignation.

Dans un communiqué intitulé Débattre oui, dénigrer non !!!, le porte-parole de la Conférence des évêques de France a dénoncé la violente tribune de Marc Peschanski et Cécile Martinat publiée dans le journal Le Monde (6 avril), dans laquelle ces chercheurs, spécialistes des cellules souches, mettent « injustement en cause la démarche rationnelle et éthique des catholiques ». Mgr Bernard Podvin déclare : « Débattre est une chose, dénigrer en est une autre. L’Eglise catholique n’a pas ménagé sa participation au dialogue depuis deux ans concernant ces enjeux, avec une qualité reconnue par de nombreux politiques et scientifiques, bien au-delà de la sphère des croyants. Il est inadmissible sous couvert de thèses à défendre d’en caricaturer d’autres en les reléguant dans la catégorie obscurantisme ». Une réponse intitulée L’Eglise a sa place dans les débats sur l’éthique médicale, rédigée par Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris et directeur du Collège des Bernardins et le P. Brice de Malherbe, co-directeur du département d’éthique médicale du Collège des Bernardins a été publiée sur le site internet Le Monde.fr
 
Le 31 mars dernier, à quelques jours de l'ouverture des débats sur les lois bioéthiques au Sénat, Marc Peschanski avait présenté le résultat de ses recherches sur la maladie de Steinert, une dystrophie musculaire. Il avait annoncé « une nouvelle première scientifique grâce aux cellules souches embryonnaires humaines ». Plusieurs associations avaient dénoncé ce procédé manipulateur visant à obtenir la levée du principe d'interdiction de recherche sur l'embryon. En fait, aucun programme de recherches sur l’embryon n’a donné de résultat thérapeutique à ce jour... Interrogé (La Croix, 1er avril) sur l'opportunité des appels à intervenir auprès des élus pour qu'ils défendent la vie, la famille et la liberté éducative, Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes et animateur du groupe de travail épiscopal sur la bioéthique, a répondu : « Pourquoi un catholique serait-il disqualifié parce qu’il croit en Dieu ? Il est un citoyen qui a sa lumière personnelle. Il a le droit de réfléchir et d’exprimer ce que sa raison lui fait découvrir. Il a aussi le droit d’être entendu. Je suis frappé de voir tous ces catholiques engagés aussi bien dans le monde des soignants que des bénévoles auprès des plus fragiles. Ils ont de l’expérience, de l’expertise, ils sont donc autorisés à parler. Ce n’est pas du lobbying, c’est une parole forte qui peut aussi être une colère. Pourquoi les catholiques n’obéiraient-ils pas à cette interpellation : « Indignez-vous !» ?
[in Chrétiens dans la Cité]

mercredi 6 avril 2011

SESSION DE FORMATION A L'O. S. P. TOULON

Avec la notion d’autorité battue en brèche aujourd’hui, commander n’est pas si évident. De nombreux écueils jalonnent la route de celui à qui incombe le commandement. Entre autoritarisme et démission démagogique, se trouvent de nombreuses alternatives. Parmi elles, la conception chrétienne du chef revêt un caractère original, fortement ancrée dans une théologie biblique du service à l’image du Christ, prêtre, prophète et roi. Comment concilier liberté de chacun et obéissance aux supérieurs ? Comment harmoniser l’impératif d’une mission confiée et le bien de chacun de ses subordonnés ? Comment concilier le Bien commun et le bien particulier ? Sinon dans l’ordre qu’induisent ces deux termes. C’est précisément ce que nous rappelle l’exemple du Christ, exemple accompli du serviteur de l’Ancien Testament. Par cet accomplissement du roi serviteur, nous découvrons et distinguons les notions d’autorité face au despotisme, d’ordre face à l’équilibre, de service face à la domination et de Bien Commun face à l’intérêt général. C’est au cœur de ces distinctions que se situent les repèrent pour le chef chrétien. Repères qui sont autant d’éléments de discernement en conscience en vue d’une double mission, celle de l’entreprise à mener et celle du développement intégral de ses subordonnés.
Observatoire Sociopolitique de Fréjus-Toulon.
68, impasse de Beaulieu
BP 518 - 83041 TOULON Cedex 9

vous convie à participer à une session de formation
le samedi 9 avril 2011 à Toulon
sur le thème
"Commander sans asservir, quels repères pour le Chrétien ?"
Renseignements ci-dessous. Bulletin d'inscription ici.

Le Roy Louis XX sur France 2

(Outre le fait que nous regrettons vivement les clichés insultants et propos discriminatoires tenus à l'égard de la Royauté Française dans ce reportage TV.   
L'équipe du site « Légitimité française infos » publie cette information, et tient à préciser   à ses lecteurs qu'elle n'est pas responsable du commentaire écrit au début de la vidéo, mais que celui-ci appartient à l'auteur...
Cette note a été publiée le 05.04.2011
Pour lire la note entièrement, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :

Europe : la population vit plus longtemps, en bonne santé, revigorée par les migrations

Le troisième rapport sur la démographie en Europe vient d'être publié par la Commission européenne, en coopération avec Eurostat.
Alors que dans plusieurs pays, les citoyens s'interrogent sur l'avenir du continent (vieillissement, retraites, croissance économique), ce document fourmille d'informations utiles pour nourrir les débats.
Ses conclusions : les 500 millions Européens vivent de plus en plus longtemps, en meilleure santé, et l'immigration est le facteur essentiel de croissance de la population.
A ce sujet, le rapport souligne une donnée incontournable : "Chaque année, environ 5 millions d’enfants voient le jour dans l’Europe des 27 et plus de 2 millions de personnes immigrent de pays tiers (NDLR : le rapport fait état de 3 à 4 millions d'immigrants chaque année entre 2004 et 2008) . Les naissances dépassent les décès de plusieurs centaines de milliers de personnes chaque année tandis que l’immigration nette est nettement supérieure à un million. En conséquence, l’immigration représente la part la plus importante de la croissance de la population de l’UE."
En 2010, sur 500 millions d'habitants, l'Union européenne à 27 comptait 32,4 millions d'étrangers, soit 6,5% de la population totale.
Le taux de fécondité recommence à augmenter
Après avoir fortement baissé entre 1980 et le début des années 2000, le taux de fécondité a commencé à augmenter à nouveau dans l'UE27 en 2003, où il était de 1,47 enfant par femme, pour atteindre 1,60 en 2008.
Le taux de fécondité a augmenté dans tous les États membres à l'exception du Luxembourg, de Malte et du Portugal.
Durant cette période, les plus fortes hausses ont été observées en Bulgarie (de 1,23 enfant par femme en 2003 à 1,57 en 2009), en Slovénie (de 1,20 à 1,53), en République tchèque (de 1,18 à 1,49) et en Lituanie (de 1,26 à 1,55).
En 2009, les États membres ayant enregistré les taux de fécondité les plus élevés étaient l'Irlande (2,07), la France (2,00), le Royaume-Uni (1,96 en 2008) et la Suède (1,94), ces pays approchant tous le taux de renouvellement3 de 2,1.
Les taux de fécondité les plus faibles étaient observés en Lettonie (1,31), en Hongrie et au Portugal (1,32 chacun) ainsi qu'en Allemagne (1,36).
En 50 ans, l'espérance de vie a augmenté de 10 ans !
Au cours des 50 dernières années, l'espérance de vie à la naissance a augmenté dans l'UE27 d'environ 10 ans tant pour les femmes que pour les hommes, atteignant 82,4 ans pour les femmes et 76,4 ans pour les hommes en 2008.
L'espérance de vie à la naissance a augmenté dans tous les États membres, les plus fortes hausses pour les hommes et les femmes étant enregistrées en Estonie et en Slovénie.
En 2009, l'espérance de vie à la naissance était la plus élevée pour les femmes en France (85,1 ans), en Espagne (84,9 ans), en Italie (84,5 ans en 2008) et à Chypre (83,6 ans), et pour les hommes en Suède (79,4 ans), en Italie (79,1 ans en 2008) ainsi qu'en Espagne et aux Pays-Bas (78,7 ans chacun).
A l'âge de 65 ans, les femmes dans l'UE27 pouvaient espérer vivre 20,7 années supplémentaires et les hommes 17,2 années.
Tout comme l'espérance de vie à la naissance, l'espérance de vie à l'âge de 65 ans a également augmenté dans tous les États membres entre 1993 et 2009, les plus fortes hausses tant pour les femmes que pour les hommes étant enregistrées en Irlande.
L'immigration, principal moteur de croissance de la population
32 millions d'étrangers vivaient dans les Etats membres de l'UE27 en 2010, sur une population totale de 500 millions d'habitants.
Ces dernières années, l'immigration a été le principal moteur de croissance de la population dans la plupart des États membres : entre 2004 et 2008, de 3 à 4 millions d'immigrants se sont installés dans l'UE27 chaque année.
La répartition de la population en fonction de la citoyenneté montre qu'en 2010, 32,4 millions d'étrangers vivaient dans un État membre de l'UE27 (soit 6,5% de la population totale), dont 12,3 millions étaient des citoyens d'un Etat membre de l'UE27 vivant dans un autre État membre, et 20,1 millions des citoyens provenant d'un pays en dehors de l'UE27.
En 2010, les plus grands nombres de citoyens étrangers étaient observés en Allemagne (7,1 millions de personnes), en Espagne (5,7 millions), au Royaume-Uni (4,4 millions), en Italie (4,2 millions) et en France (3,8 millions).
Près de 80% des citoyens étrangers dans l'UE27 vivaient dans ces cinq États membres.
Parmi les États membres de l'UE27, le pourcentage le plus élevé de citoyens étrangers dans la population se situait au Luxembourg (43% de la population totale), suivi de la Lettonie (17%), de l'Estonie et de Chypre (16% chacun), de l'Espagne (12%) et de l'Autriche (11%).
Les Européens ont envie de bouger
Concernant la mobilité à l’intérieur de l’UE, la nouvelle enquête Eurobaromètre révèle qu’un répondant sur cinq dans l’UE-27 a travaillé ou étudié dans un autre pays, a vécu avec un partenaire d’un autre pays ou est propriétaire d’un bien situé à l’étranger.
Un répondant sur dix envisage de s’installer dans un autre État membre au cours des dix prochaines années.
[in Maxisciences-Les Infos vertes, dimanche 3 avril 2011]

Sans réformes pas de victoire aux élections

Ce que les politiques français n’ont toujours pas compris c’est que les Français veulent des vraies réformes. C’est pour cela qu’ils avaient choisi Nicolas Sarkozy et c’est parce qu’il ne les a pas faites qu’ils le punissent aujourd’hui.
Les résultats des élections de dimanche ne doivent pas nous étonner. L’abstention massive ou le vote en faveur du FN ne sont pas des scénarios nouveaux. Il faut être aveugle ou avoir été la victime d’un infarctus idéologique pour ne pas réaliser qu’il existe un problème d’insécurité en France dans de nombreuses banlieues et que ce problème est étroitement lié à l’immigration. Mais, en même temps, il ne faut pas chercher les motifs de ce vote (ou de l’abstention) uniquement là. Depuis 1981, aucun parti au pouvoir n’a réussi à gagner les élections législatives deux fois de suite. Sauf en 2007 mais cela est arrivé sur un programme de « rupture ». Lorsque Nicolas Sarkozy a terrassé le FN en 2007, il ne l’a pas fait en menant campagne contre les étrangers. Il a réussi parce qu’il a dit haut et fort que le pays devait être réformé et qu’il fallait changer de modèle. Il avait fait campagne pour la rupture et non pas pour la continuité et il a réussi là où personne n’avait réussi depuis plus de 30 ans : permettre au parti du gouvernement de se maintenir en place après des élections présidentielles. Le message des électeurs est très clair : ils veulent des réformes. Pourtant, les politiques ne le comprennent toujours pas. Seul, Nicolas Sarkozy avait donné l’impression de l’avoir compris. Force est de constater que, après quatre années de présidence, l’envie de réformer le pays ne s’est pas toujours traduite dans les faits et que la déception est grande au sein de ses électeurs. Les réformes des institutions, des retraites, des Universités, des syndicats, du monde du travail, de l’école, de la fiscalité, de l’État ont été faites avec des pincettes sans jamais aller jusqu’au bout. La baisse des dépenses publiques n’a été que très partielle et, au rythme actuel, elle prendra des années pour faire baisser les déficits. Les actions de la majorité – elles ont été nombreuses – à défaut de convaincre, ont souvent créé un sentiment de confusion. D’ailleurs, à un an de la fin du mandat présidentiel, qui peut dire avec certitude, quelles sont les convictions et la vision qui guident l’hôte de l’Élysée ?
(Illustration René Le Honzec parue dans Contrepoints)
La majorité actuelle aurait pu aussi s’inspirer de ce qui s’est passé ailleurs où l’on voit que la volonté de réformer se traduit par des résultats aux élections. Margaret Thatcher et Ronald Reagan ont profondément transformé leurs pays en demandant aux électeurs beaucoup de sacrifices. La première a été réélue trois fois de suite, le deuxième a conservé son mandat en 1984 en remportant 49 Etats américains sur 50 ! Plus tard, Tony Blair, candidat de la « gauche » britannique a même approfondi les réformes thatchériennes : il fut, lui aussi, réélu trois fois de suite. Aux Pays-Bas, Ruud Lubbers, Premier ministre chrétien-démocrate, a alors procédé à de profondes coupes budgétaires, notamment dans le domaine de la santé, de l’éducation et de la protection sociale, ce qui a permis une spectaculaire réduction des déficits publics. Il a aussi privatisé les télécommunications, les postes, les chemins de fer tout en baissant les impôts. Il est resté au pouvoir de 1982 à 1994. Jean Chrétien, le Premier ministre canadien qui a réduit les budgets des ministères de 18 à 30 % et a licencié des milliers de fonctionnaires, a gagné trois élections législatives de suite entre 1993 et 2000. Pareil en Suède, pays étatisé au bord de la faillite au début des années 1980 et soumis à une cure d’austérité sans précédent et à des privatisations massives (transports, postes, télécommunications, hôpitaux…) par un premier ministre socialiste, Ingvar Carlsson, au pouvoir entre 1986 et 1996. Ces quelques exemples démontrent qu’il ne suffit pas de faire semblant de réformer. Il faut aller jusqu’au bout, montrer une volonté politique sans faille et écouter les électeurs. C’est la clef du succès aux élections.


Articles [parus conjointement dans Contretemps et sur le site de l’IREF] de Bogdan Călinescu (alias Nicolas Lecaussin), essayiste français d'origine roumaine diplômé de sciences politiques et titulaire d'un DEA d'Histoire, il a été rédacteur à l'IFRAP entre 1998 et 2008 et il collabore avec l'Institut Hayek, l'ALEPS (libres.org) ou encore l'Institut Molinari. Il est chargé de cours dans le cadre du master de sciences politiques de l’université de Marne-la-Vallée, fondateur de l'association Junior Entrepreneurs, directeur du développement à l'Institut de Recherche Economique et Fiscale.


Les économistes sont critiqués par les sociologues pour leur référence permanente à l’individualisme.
Il est vrai que la science économique se propose d’étudier les phénomènes collectifs à partir des comportements individuels. Mais cette méthode est efficace ; et les sociologues feraient bien de s’en inspirer.
D’ailleurs les sociologues les plus collectivistes ne parviennent pas à occulter les comportements individuels. Ils ont bien plus tendance à faire de l’individu un être « normalisé », conditionné par son milieu social.
L’économiste, de son côté, aurait intérêt à explorer la façon dont se forment les comportements individuels ; trop d’économistes s’en tiennent à l’autonomie des choix personnels sans comprendre l’origine de ces choix. Cette exploration permettrait de mesurer l’impact du milieu social sur la décision individuelle.
Economistes et sociologues pourraient alors se rencontrer [Economie et sociologie : les fondements communs - Karl-Dieter Opp, enseignant à l'université de Hambourg]